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Acide folique et iode

Importance de l'acide folique et de l'iode

Un apport suffisant en acide folique chez la femme enceinte peut aider à prévenir les malformations au niveau du cerveau et de la colonne vertébrale, dites anomalies de fermeture du tube neural ou AFTN, comme par exemple les anencéphalies et spina bifida. Un apport suffisant en acide folique permet aussi de diminuer le risque de fentes labio-maxillo-palatines, de malformations urologiques et cardiaques et enfin d’accouchement prématuré.

Selon les derniers chiffres communiqués par l’ANSES, l’incidence moyenne des AFTN en France est d’environ 1 grossesse pour mille
et 7% des femmes en âge de procréer présentent un risque de déficit en folates.

Le rapport « La santé des femmes en France » (2009) mentionne que 29% des femmes ont des apports alimentaires en folates insuffisants et conclut que la supplémentation en folates autour de la période de conception reste insuffisante.

L’iode est nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes. Ces hormones régulent la croissance et le développement des organes, du système nerveux, du cerveau, du système squelettique et musculaire. Un déficit en iode au cours de la grossesse
peut entraîner un risque d’avortement spontané, une mortalité périnatale et plus particulièrement un retard mental ou de croissance chez le nourrisson. Les périodes de grossesse et d’allaitement s’accompagnent d’une augmentation des besoins en iode et il est reconnu que la population féminine adulte en France est exposée à un léger risque de déficit.

Au cours des ces périodes, les apports nutrionnels conseillés (ANC) en France en acide folique sont de 400 µg/jour et en iode de
200 µg/jour (source: ANSES).